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L’Observatoire du véganisme #4

Actualités
le 5 juin 2019

 

4e édition de l’Observatoire du véganisme : un décryptage régulier des débats autour de ce nouvel enjeu de société, proposé par l’agence Shan.

Mai – juin 2019

Bonjour,
 
Nous sommes heureux de vous faire découvrir la quatrième édition de l’Observatoire du véganisme mitonné par l’Agence Shan.

Au menu ce mois-ci :

  • Quelle place pour les différents modes de vie alimentaires sur le web et les réseaux sociaux ?
  • Focus : Beyond Meat, la start-up qui imite la viande est entrée en bourse (et débarque en Europe)
  • Points de vue
  • Lu, vu, entendu
  • Top articles
  • 2 questions à Brigitte Gothière, co-fondatrice et porte-parole de l’association L214
 
Bonne lecture !
L’équipe Food de l’Agence Shan
food@shan.fr

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QUELLE PLACE POUR LES DIFFÉRENTS MODES DE VIE ALIMENTAIRES DANS LES MÉDIAS WEB ET SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

 

FOCUS : BEYOND MEAT, LA STARTUP QUI IMITE LA VIANDE FAIT SON ENTREE EN BOURSE (ET DEBARQUE EN EUROPE)

Selon une étude de la banque britannique Barclays, le marche de la « viande alternative » pourrait représenter 10% du marché mondial de la viande, soit 140 milliards de dollars d’ici 2030.

Beyond Meat est une start-up américaine qui a été créée en 2013 et qui propose des substituts à la viande, avec un choix de produits à base de protéines de soja, de protéines de pois ou de levure. En 2014, la start-up a lancé une offre « Beyond Chicken » (« au-delà du poulet ») avec des produits à base de pois et de fibres et « Beyond Beef » avec des produits imitant la viande hachée à partir de protéines de pois et d’huile de colza.
Au début du mois, la start-up a annoncé son entrée en bourse et a été valorisée à plus de 3,8 milliards de dollars. En 2018, Beyond Meat annonçait un chiffre d’affaires de 88 millions de dollars, soit cinq fois plus qu’en 2016. La startup a suscité l’intérêt des investisseurs : le cours de bourse a décollé de 160% dès le premier jour de sa capitalisation boursière.

Pour Beyond Meat, le secret du succès tient à l’innovation : la start-up souhaite séduire les végan, en proposant des produits adaptés, mais aussi les carnivores avec l’aide de 63 scientifiques-chercheurs qui travaillent à la réalisation de produits, capables d’imiter le mieux possible la viande (couleur, texture, goût) à laquelle ils souhaitent se substituer.

Le 29 mai, la startup, qui jusqu’à lors limitait son marché aux Etats-Unis a annoncé la construction de sa première usine en Europe, aux Pays-Bas.

 

POINTS DE VUE

Mathieu Bock-Côté, universitaire, sociologue et essayiste
 » Contre le radicalisme vegan « 

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Mathieu Bock-Côté explique le rapport abstrait à l’animal dans le véganisme.
 

Thomas Lepeltier, chercheur et membre associé du Oxford Centre for Animal Etics et Yves Bonnardel, chercheur associé à la SFR Pensée critique, Université Grenoble-Alpes

« Nous réclamons des assises nationales de la question animale »

Dans une tribune au Parisien, les deux chercheurs souhaitent que des assises nationales soient organisées afin d’abolir l’exploitation animale

Lire la tribune

 

LU, VU, ENTENDU

 

TOP ARTICLES

Le Monde
 
Deux militants antispécistes présentés à la justice après l’agression d’un boucher sur un marché à Paris
 
Samedi 4 mai, des militants antispécistes avaient attaqué un boucher bio à Paris. A la suite des faits, deux suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « violences en réunion » et « dégradations ».

Lire l’article.

Libération
 
« Viande propre » ou « fausse viande » : à chacun sa tambouille
 

«Viande sans abattage», «viande propre», «viande 2.0», «fausse viande» ou «viande synthétique»: les termes pour désigner les alternatives à la viande conventionnelle, concoctées à base de plantes ou de cellules animales, sont encore mouvants et font parfois grincer des dents.

Lire l’article.

Les Echos

« Le marché de la ‘viande’ végan promis à une croissance exponentielle »

Les projections de Barclays font saliver. Selon la banque britannique, les ventes mondiales d’alternatives végétales à la viande devraient atteindre 140 milliards de dollars dans dix ans. Soit 10 % du marché total de la viande, estimé à 1.400 milliards.

Lire l’article.

 

Le Figaro

 » La mode vegan séduit davantage « 
 

Plus de 8000 visiteurs dont une majorité de jeunes et de femmes ont participé à la VIIème édition du salon VeggieWorld ce week-end à Paris, soit une hausse de 14% par rapport la fois précédente. Reportage.

Lire l’article

 

DEUX QUESTIONS À… BRIGITTE GOTHIERE
Co-fondatrice et porte-parole de l’association L214
 

 

1) Depuis 2015, L214 a gagné en visibilité notamment avec la diffusion de vidéos chocs sur certaines pratiques d’élevage et d’abattage. Au-delà de l’impact médiatique, pensez-vous que cette démarche a fait progresser la prise en compte du bien-être animal en France ?
 
Il est difficile de mesurer une prise de conscience et déterminer l’influence d’un seul acteur.
Depuis 2015, L214 a continué son travail d’information du public grâce aux images qui révèlent le sort des animaux considérés comme des ressources alimentaires, interpellé notre société sur sa cruauté à l’égard des animaux dans ses pratiques routinières d’élevage et d’abattage, et questionné la légitimité de continuer à faire tuer plus de 3 millions d’animaux chaque jour pour des produits dont nous pouvons fort bien nous passer.
De nombreux livres, articles, reportages, documentaires ont aussi nourri le débat public sur la place que nous accordons aux animaux. Des expertises scientifiques ont également renforcé l’idée que les animaux sont des êtres vivants, sensibles et conscients dont la vie peut se passer bien ou mal : les scientifiques reconnaissent la conscience, les capacités cognitives et mentales des animaux, parlent de bien-être physique et psychique (INRA, 2016 ; ANSES, 2018).
Les entreprises, réceptives aux attentes sociétales, démarchées par L214 et d’autres associations, ont commencé à prendre des engagements qui permettent de faire reculer les souffrances des animaux. C’est ainsi que plus de 150 d’entre elles (chaînes de supermarchés, d’hôtellerie restaurations, des fabricants, des producteurs) se sont engagées à ne plus produire ou utiliser d’oeufs de poules élevées en cage. Elles ont aussi bien saisi que les consommateurs se tournent davantage vers les alternatives végétariennes ou végétaliennes et adaptent leur offre en conséquence. Cette hausse reconnue du nombre de ceux qu’on appelle flexitarien montre qu’au-delà de la prise de conscience, il y a aussi des actes très concrets qui en découlent. Ces changements de consommation ne sont certainement pas imputables qu’aux questions d’éthique, ils peuvent également être liés à la protection de l’environnement ou aux question de santé : c’est compliqué de démêler les influences !
Le “bien-être animal” a fait aussi son entrée en politique – les débats autour de la loi Alimentation en sont un exemple – sans grandes avancées pour le moment mais là aussi il semble que les enjeux commencent à être bien identifiés sur des attentes citoyennes fortes. Le score du Parti animaliste aux élections européennes est révélateur à cet égard.
Enfin, les filières d’élevage sont elles aussi bien conscientes qu’il y a aujourd’hui un écart considérable entre la façon dont sont traités les animaux et ce que le public peut accepter : les actions de communications et les millions dépensés en publicités ne suffisent plus à tromper les consommateurs.
 
2) On a vu récemment une augmentation des actes violents contre des établissements de boucherie, qui semblent montrer une sorte de radicalisation du mouvement végan. Quelle est votre position sur ces évènements ?
 
L214 a toujours inscrit son action dans une lutte pacifiste, c’est le fondement de notre démarche : élargir le cercle de bienveillance, ne pas le réserver aux seuls humains mais l’ouvrir également aux autres animaux. Nous souhaitons un changement de société, un changement de civilisation : les animaux n’y seraient plus considérés comme des ressources à notre disposition mais comme des co-habitants de cette planète. Nous pensons qu’un changement d’une telle envergure ne peut se faire qu’avec l’ensemble des citoyennes et des citoyens, y compris celles et ceux dont les revenus dépendent de l’exploitation des animaux. Nous luttons donc pour les animaux, contre un système, pas contre des gens.
Pour y parvenir, avec L214, nous avons choisi des moyens d’action qu’on trouve bien plus efficaces : l’information et la pédagogie. On fournit des faits, des preuves, des images d’élevage, de transport, d’abattage, de pêche qui montrent l’injustice faite aux animaux. On s’appuie sur un raisonnement logique et argumenté. On dénonce des pratiques qui provoquent le malheur des animaux, on ne cherche pas spécialement de coupable : notre société entière est responsable, on cherche à construire des solutions.
Malgré ces désaccords parfois profonds sur les modes d’actions, nous observons que des peines très sévères ont été prononcées à l’encontre d’activistes alors que les peines prononcées à l’encontre des abattoirs sont dérisoires, pour des installations non conformes ayant pourtant entraîné des souffrances aigües pour les animaux. On peut aussi constater que des éleveurs ayant commis des dégradations bien plus importantes – chiffrées à plusieurs centaines de milliers d’euros – ne sont bien souvent pas poursuivis et, en tout cas, jamais condamnés à de lourdes peines. Il y a vraiment deux poids deux mesures.

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