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L’Observatoire du véganisme #6

Actualités
le 2 octobre 2019

L’Agence Shan propose régulièrement un décryptage des débats autour du véganisme, un enjeu de société qui impacte notamment le secteur agroalimentaire. Retrouvez ci-dessous la 6ème édition de l’Observatoire du véganisme ; abonnez-vous pour le recevoir directement par e-mail ! 

 
 

Septembre – Octobre 2019

Bonjour,
 
Nous sommes heureux de vous faire découvrir la sixième édition de l’Observatoire du véganisme mitonnée par l’Agence Shan.

Au menu ce mois-ci :

  • Focus : 200 personnalités signent une tribune pour mettre fin à l’élevage intensif
  • 2 questions à Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles).
  • Points de vue
  • Lu, vu, entendu
  • Top articles
 
Bonne lecture !
L’équipe Food de l’Agence Shan
food@shan.fr

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FOCUS : 200 PERSONNALITÉS SIGNENT UNE TRIBUNE DE L214 POUR METTRE FIN A L’ÉLEVAGE INTENSIF

 

Le 5 septembre dernier, 200 personnalités (dont Hugo Clément, Isabelle Adjani, Pierre Niney, Stéphane Bern) ont co-signé avec l’Association L214, une tribune publiée dans Le Monde.
Les signataires dénoncent les conditions de vie des animaux d’élevages intensifs et demandent à ce que soit mis en place l’interdiction de nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air, un plan de sortie de l’élevage intensif et une végétalisation d’ampleur de l’alimentation.

La tribune a suscité des interrogations, par la nature même des signataires (par exemple le célèbre boucher Hugo Desnoyer a signé la tribune et a expliqué son choix dans une vidéo diffusé sur Brut et dans un article de la France Agricole). Des éleveurs ont également signé la tribune. C’est le cas pour certains éleveurs de la Confédération Paysanne (2ème syndicat de France après la FNSEA).

Pour la communauté des AgriTwittos (agriculteurs présents sur les réseaux sociaux pour lutter contre l’agribashing en montrant leur quotidien), la tribune de L214 alimente une nouvelle fois les critiques contre l’agriculture. Pour Emmanuel Faber (PDG de Danone), l’action de L214 est nécessaire pour faire bouger les mentalités et les pratiques.

Retrouver l’analyse de l’équipe Food de Shan ici : « Lutte contre l’élevage intensif : le nouveau cheval de Troie de l’antispécisme? »
 

DEUX QUESTIONS À CHRISTIANE LAMBERT
Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA)

 

1. Quel est votre regard sur l’amplification du mouvement végan ces dernières années? Que répondez-vous à Laurent Joffrin qui, dans Libération, estime que les végans ont « la logique pour eux? »

Les attaques à l’encontre de l’élevage et les mises en cause de la consommation de produits animaux sont de plus en plus virulentes et le sujet du bien-être animal est devenu très médiatique. L’éloignement entre milieux urbains et ruraux a accentué un certain paradoxe du côté du consommateur : d’un côté, il se dit soucieux des conditions d’élevage en France et s’interroge sur ses habitudes alimentaires, mais d’un autre côté il reste attaché aux prix bas pour son alimentation.
Nous dénonçons fermement les méthodes de certaines associations animalistes qui perpétuent des actions violentes ou diffusent des images récupérées illégalement. Cela fait beaucoup de mal aux éleveurs et trompe les citoyens avec des méthodes de manipulation bien rôdées. Il est essentiel de rétablir la vérité sur l’élevage en France et de dénoncer le modèle de société que les groupuscules les plus extrêmes souhaitent nous imposer, à savoir la fin de l’élevage des animaux et l’antispécisme.
En effet, la fin de l’élevage serait synonyme de disparition des prairies, fortement contributrices au stockage de carbone dans les sols, des haies et de nombreuses surfaces pourvoyeuses de services écosystémiques. De plus, le remplacement des fertilisants organiques d’origine animale par des engrais chimiques entrainerait une augmentation des émissions de CO2. Cela va totalement à l’encontre de la préservation de l’environnement, c’est ici une des premières incohérences du mouvement végan. L’arrêt de l’élevage signifierait également la disparition du tissu économique dans certaines zones rurales où il représente jusqu’à 31% de la population active. Alors non, la logique n’est pas du côté des végans.

2. Les agriculteurs et à fortiori les éleveurs doivent faire face à la fois à des difficultés économiques et à l’évolution des attentes sociétales, notamment en matière de bien-être animal. Quelles sont les clés selon vous pour relever ces défis?

Plusieurs éléments sont à prendre en considération.  Les éleveurs sont prêts à répondre aux demandes des consommateurs, ils ont déjà commencé, mais il faut garder en tête que le « plus de bien-être animal » a un prix. Une juste rémunération doit rester au cœur des démarches de progrès, pour donner un minimum de visibilité aux éleveurs et leur permettre de faire les investissements nécessaires. Un autre enjeu est de fournir aux agriculteurs un accompagnement technique adapté, en facilitant la mise en place de systèmes innovants et respectueux du bien-être animal. Les instituts techniques et des consortiums comme le LIT Ouesterel travaillent sur ces projets, en mettant toujours dans une balance équilibrée le mieux-être des animaux et la faisabilité des pratiques pour les éleveurs. Enfin, il est important de pouvoir communiquer sur notre métier et nos activités auprès des citoyens et des consommateurs. Le bien-être animal n’est pas une option, c’est une obligation pour tous. Nous devons montrer que nous faisons bien notre travail et valoriser le modèle français, qui fait vivre de très nombreuses familles et maintient la vitalité des territoires ruraux.  

La FNSEA sur Twitter
Site internet de la FNSEA

 

 

POINTS DE VUE

Romain Espinosa, Chargé de recherche au CNRS, Centre de recherche en économie et management à l’Université Rennes 1

Peut-on sauver la forêt en continuant à manger de la viande?

Dans une tribune publiée dans Libération, Romain Espinosa considère que face à l’unanimité des travaux scientifiques sur le lourd tribut écologique de la consommation de viande, la végétalisation de l’alimentation s’impose comme une solution incontournable pour arrêter la déforestation et nourrir la planète.

Laurent Alexandre, chirurgien, essayiste et entrepreneur
« Le véganisme détruirait la France »
Dans une chronique publiée dans l’Express, le médecin explique que si manger végan ne présente aucun risque pour la santé, ce type de régime alimentaire auraient cependant des effets économiques et sociaux catastrophiques.
Lire la tribune
 

LU, VU, ENTENDU

















 

TOP ARTICLES

Singer : « La Libération animale est une question politique majeure »

A l’occasion de la journée mondiale pour la fin du spécisme, le théoricien de la cause animale revient sur le combat pour les droits des animaux.

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Manifeste L214 : « Un livre dans lequel on peut tous se retrouver, que l’on mange de la viande ou non »

L’association de défense des animaux L214 publie ce jeudi 5 septembre un manifeste intitulé “Quand la faim ne justifie plus les moyens” (éd. Les Liens qui Libèrent). De l’élevage à l’abattage en passant par l’environnement et la santé publique, elle dévoile les conséquences dévastatrices de l’élevage intensif dans les différentes strates de la société.

« Les ingrédients cachés de la viande végétale »
 
Une vingtaine d’ingrédients entre dans la composition des steaks à base de plante les plus innovants. Pour se rapprocher du goût et de la texture de la viande, Impossible Foods a notamment recours à une levure OMG, tandis que Beyond meat privilégie la betterave.

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« La stratégie de la filière viande pour contrer L214 et consorts »
Pour lutter contre le déclin de la consommation de viande, les entreprises du secteur misent sur la confiance, la qualité et la transparence.

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