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L'Observatoire du véganisme #2

Actualités
le 22 mars 2019

 

Mars 2019

Bonjour,

Suite au succès du premier numéro, l’Agence Shan est très heureuse de vous faire parvenir la deuxième édition de son Observatoire du Véganisme.

Au menu ce mois-ci :

  • Ça veut dire quoi être flexitarien ?
  • Quelle place pour les différents modes de vie alimentaires sur le web et les réseaux sociaux ?
  • Focus : « Aimez la viande, mangez-en mieux » : l’interprofession de la viande cible les flexitariens.
  • Lu, vu, entendu
  • Top articles
  • 2 questions à … Mathieu Pecqueur, Directeur général de Culture Viande
  • Le saviez-vous?
Bonne lecture !
L’équipe Food de l’Agence Shan
food@shan.fr

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ÇA VEUT DIRE QUOI ETRE FLEXITARIEN ?

34% des Français se déclarent « flexitariens » selon une étude du cabinet d’étude Kantar en septembre 2018.

Le fléxitarisme est un mode d’alimentation principalement végétarien, mais incluant occasionnellement de la viande ou du poisson*.

En comparaison :

  • Le végétarisme  est le régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts)*
  • Le végétalisme à la différence du végétarisme, exclut non seulement toutes les viandes mais également tous les produits d’origine animale (œufs, lait, miel, etc.)*.
* Dictionnaire Larousse 2019

 

QUELLE PLACE POUR LES DIFFERENTS MODES DE VIE ALIMENTAIRES SUR LE WEB ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX ?

 

FOCUS :  « AIMEZ LA VIANDE, MANGEZ-EN MIEUX  » : L’INTERPROFESSION DE LA VIANDE CIBLE LES FLEXITARIENS

 

Alors que la consommation de viande a diminué de 12% en 10 ans , 86% des Français déclarent faire attention à leur alimentation et 12% envisagent de réduire ou d’arrêter la viande selon une étude Opinion Way pour French Food Capital

Une étude Kantar estime que plus de la moitié des Français (51%) a diminué ou va diminuer sa consommation de viande.

Ces changements d’habitudes alimentaires se traduisent par une forte augmentation du chiffre d’affaires des produits végétariens et végans (+24% de chiffres d’affaires en 2018 selon le cabinet d’études Xerfi). Ce dernier prévoit une augmentation annuelle de 17% du marché de l’alimentation végétarienne et végane, qui devrait dépasser les 600 millions d’euros d’ici à trois ans.

Face à ces chiffres, la filière viande doit et veut s’adapter : c’est l’objet de la nouvelle campagne de communication « Aimez la viande, mangez-en mieux » présentée à l’occasion du Salon International de l’Agriculture qui a fermé ses portes le 3 mars dernier.
Fini le stand rouge écarlate et les références multiples à la viande.  Place aux légumes mijotés. L’interprofession a une nouvelle cible : les flexitariens. Pour le président de l’interprofession de la viande, Dominique Langlois, le flexitarien est « l’omnivore du 21ème » autrement dit, celui qui souhaite consommer de façon équilibrée, diversifiée, tout en mangeant de la viande et des légumes en quantités raisonnées.

La filière viande, entachée par les scandales alimentaires et les débats houleux sur le bien-être animal, doit, afin d’éviter que les Français ne se détournent complètement de l’alimentation carnée, redorer son image et apparaître aux yeux des consommateurs comme une filière responsable (engagée sur les questions environnementales) et engagée dans une démarche de progrès (qualité, bien-être animal).

Pour l’occasion, l’interprofession a créé des comptes Twitter, Instagram, Facebook et lancé un spot publicitaire d’une minute mettant en scène un jeune homme pratiquant le yoga, buvant des jus « détox », se déplaçant en vélo (car œuvrant pour la préservation de l’environnent), savourant des légumes, mais aussi de la viande et annonce: « être flexitarien c’est manger mieux grâce à une viande de qualité, responsable et durable et il sait qu’il peut compter sur toute la filière pour ça« . Sur le site créé pour l’occasion, on retrouve des infographies, une interview d’un médecin et même, des recettes de cuisine.

Cette campagne de communication est perçue chez les partisans du bien-être animal et défenseurs de l’environnement comme une  « utilisation frauduleuse ou au moins, trompeuse, du terme flexitarisme car ils parlent du « mieux-manger » mais oublient le « manger-moins« *.

* Le Monde, Le « flexitarisme », un régime encore flou récupéré par le lobby de la viande, 1er mars 2019.
 

 

POINTS DE VUE

Hugo Clément : « Manger de la viande, est-ce que ça vaut le coup? »

À l’occasion de la sortie de son livre « Comment j’ai arrêté de manger les animaux » (Éditions Seuil), Hugo Clément, journaliste de Konbini explique les raisons qui l’ont poussé à changer son alimentation et à bannir les produits carnés.

« Pour une journée de l’élevage paysan et des animaux de ferme »

Le politiste Paul Ariès, le journaliste scientifique Frédéric Denhez et la sociologue Jocelyne Porcher dénoncent dans une tribune au « Monde » le mépris de classe de celles et ceux qui sont obsédés par l’antiviande. Ils proposent une série de mesures en faveur d’un élevage de qualité.

 

LU, VU, ENTENDU





















 

TOP ARTICLES

Le Monde

« Les Français mangent plus de viande, si on compte celle mangée en restaurant »

Cela peut paraître contre-intuitif, tant l’ère semble être « anti-viande », mais selon une étude de l’interprofession de la filière viande Interbev, la consommation a augmenté de 2,2% en 2018.

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Le Figaro

« Lundi vert » : pourquoi la journée sans viande a fait pschitt

Cinq cents personnalités avaient demandé début janvier aux Français de respecter un « lundi vert », lors duquel on ne mange ni viande ni poisson. Deux mois plus tard, ces recommandations n’ont pas été suivies d’effets.
 

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Novethic

« Alimentation : l’engouement du végétal ouvre l’apétit des investisseurs »

C’est l’heure pour les acteurs de l’agroalimentaire de prendre le virage du végétal. Poussé par un fonds activiste, Nestlé vient de se séparer de la branche charcuterie Herta pour s’orienter vers le végétal, McDonald’s va proposer un burger végétarien et Danone veut concurrencer Bjorg sur les produits « laitiers » alternatifs.

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Les Échos

Climat : les marchés de la viande et des produits laitiers de plus en plus sous pression
 
Face au lourd bilan carbone de l’élevage, de nouvelles façons de produire des protéines émergent, comme la viande in vitro. Des marchés alternatifs jugés crédibles par les experts du HSBC Global Research. Mais ils ne s’imposeront pas avant longtemps.

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DEUX QUESTIONS À…  MATHIEU PECQUEUR
Directeur général de Culture Viande (Syndicat des entreprises françaises de viande)

 

Quel est votre regard sur l’émergence du phénomène végan en France depuis quelques années?

Le phénomène végan résulte selon moi d’une distanciation entre les citoyens et la nature, la culture du vivant. La perte de repère qui en découle fait que certaines positions exprimées par les anti-viande sont prises pour argent comptant et sans esprit critique: prenons l’exemple des 15 000L d’eau qui seraient nécessaires pour produire 1kg de viande bovine. Cette donnée ressort d’une méthode de calcul qui prend en compte toute l’eau de pluie tombée sur les prairies.  

Supprimer la consommation de viande comme le propose les végan et par conséquent l’élevage ne fera pas arrêter la pluie de tomber. Pour autant cette donnée continue d’être diffusée et massivement crue par l’opinion publique par manque de culture alimentaire. Dans le même ordre d’idée, il est globalement bien établi par les nutritionnistes que retirer la viande du régime alimentaire, c’est courir le risque de carences (en Fer héminique, Vitamine B12, Zinc) dont les conséquences sur l’organisme sont connues.

C’est d’ailleurs pour cela que vegan et végétarien se complémentent en vitamine B12 et qu’aujourd’hui, certains végans témoignent sur le fait qu’ils se sont remis à consommer de la viande. Mais là encore, nous devons constater que ces désagréments ou tout du moins les précautions à prendre quand on adopte de tels régimes sont peu évoqués.

Le phénomène Vegan est un phénomène « anti » et même si les communications « pour » sont toujours plus difficiles à faire émerger, nous ne pouvons que nous baser sur des faits et des démonstration scientifiques. A nous de trouver les bons moyens de vulgariser les connaissances et de ne pas laisser dire n’importe quoi. A ce titre rappelons qu’appeler à consommer moins de viande est une aberration : les Français consomment en moyenne 320g de viande rouge par semaine, soit bien en-deçà des recommandations de l’OMS (500g/sem).

Face aux évolutions et aux attentes des consommateurs concernant la consommation de viande (qualité, origine, quantité, impact environnemental, bien-être animal, etc) quelles réponses apportent les industriels?

Deux axes forts guident les évolutions : les Français cuisinent moins et mangent plus à l’extérieur.  La consommation de viande se transforme radicalement : depuis longtemps la consommation des morceaux à cuisson longue (pot-au-feu, bœuf carotte, daube de bœuf, blanquette de veau) baisse, cette déconsommation touche désormais tous les morceaux même ceux à griller, a contrario la consommation de viande hachée s’est largement développée tout comme la consommation de plats cuisinés comportant de la viande. Un signe marquant : désormais le burger figure sur toutes les cartes de restauration. Les industriels ont su s’adapter en proposant ces produits que demandent les consommateurs.

Concernant les attentes sociétales, soulignons que la filière élevage et viande française est la seule au monde à être qualifiée ISO 26 000, la norme internationale RSE attribuée par l’Afnor. Sur la bientraitance animale, les entreprises d’abattage ont formés plus de 14 500 personnes aux contacts des animaux. Ils sont encadrés par environ 2500 RPA (Responsables Protection animale à l’abattoir), ainsi que par les services de l’inspection vétérinaire de l’état en poste en permanence à l’abattoir. Les images de L214 ne sont en rien une généralité en France.

Sur la qualité et l’origine, nous militons depuis longtemps pour une meilleure mise en avant de l’origine France à travers tous les logos « Viande de France ». Sur ce point, nous appelons l’ensemble des acteurs de la restauration hors domicile (commerciale et collective) à se mobiliser réellement. La réponse aux attentes des consommateurs et l’équilibre économique de toute la filière dépend de cette mobilisation qui reste pour l’instant décevante.


Retrouver Mathieu Pecqueur sur Twitter
Le site de Culture Viande

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Lancée en juin 2018, la plateforme Vegan Place souhaite s’imposer comme LA référence des produits végans. Alimentation, mode, maison, hygiène, la plateforme recense déjà près de 5000 références.
D’ici la fin de l’année, ce sont plus de 10 000 références qui seront proposées sur le site.

L’objectif de la plateforme est de s’imposer comme le « Amazon Végan ».

Source.

 

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